Au comte de marcellus (1 Ergebnisse)
Weitere BilderMémoires d'outre-tombe : "Tout à vous du fond de ma tombe"
François René de CHATEAUBRIAND - (au comte de MARCELLUS) - Gustave STAAL
Verlag: EugèneVictor Penaud frères, 1849
- Hardcover
- Erstausgabe
Anbieter: Librairie Le Feu Follet, Paris, FrankreichLibrairie Le Feu Follet
Verkäufer/-in kontaktierenVerkäufer/-in mit 5 SternenVerbandsmitglied: ILAB
Zustand: Gebraucht
EUR 20.700,00
EUR 30,00 VersandVersand von Frankreich nach USAAnzahl: 1 verfügbar
In den WarenkorbCouverture rigide. "Enrichie des planches de la première édition illustrée et d'une lettre de Chateaubriand : "mais moi je suis mort, absolument mort" | Eugène Victor Penaud frères | Paris 1849-1850 ; 14 avril 1839 (lettre manuscrite) | 13.7 x 21.2 cm | 12 volumes reliés et une lettre signée | Édition originale rare et recherché…e, exemplaire de première émission, exceptionnellement enrichie des illustrations de la première édition illustrée, publiée dans l'année de l'édition originale, comprenant 34 planches hors texte dessinées par Demoraine, Gagnier, Staal et gravées par F. Delannoy représentent "Chateaubriand et la Duchesse de Berry à Ferrare", "l'atelier de Canova à Rome", les portraits de Louis-Philippe, Madame de Staël ou encore Madame Récamier notamment. Lettre de Chateaubriand montée en tête du premier volume. Notre exemplaire est bien complet de la liste des souscripteurs et de l'avertissement qui furent supprimés lorsque le solde de cette édition passa aux mains d'un autre éditeur: Dion-Lambert et comprend bien la faute de pagination au tome 2: page 164 au lieu de 364. L'ensemble est enrichi d' une exceptionnelle, prophétique et macabre lettre de François-René de Chateaubriand. Signée de la main chancelante de l'auteur, cette lettre vraisemblablement inédite a été rédigée par son secrétaire: "Vous connaissez la main de [Hyacinthe] Pilorge que j'employe pour remplacer la mienne souffrante de la goutte"explique l'auteur en guise d'introduction à la lettre. Reliures en demi chagrin vert sombre, dos lisses ornés de filets dorés et doubles caissons dorés, plats de cartonnage noir, très légers frottements sans aucune gravité sur certains plats, contreplats et gardes de papier à la cuve, reliures de l'époque. Rousseurs éparses. * "Vous connaissez la main de Pilorge que j'employe pour remplacer la mienne souffrante de la goutte. Je vais lire avec un plaisir extrême vos souvenirs [] mais moi je suis mort, absolument mort et s'il me fallait écrire un mot dans un journal, j'aimerais mieux être enseveli à mille pieds sous terre. J'en ai fini avec la vie; il me serait bien doux de ressusciter pour vous être utile [] Soyez bien sûr que personne ne prendra un intérêt plus réel et une part plus vive que moi à vos succès. Tout à vous du fond de ma tombe Chateaubriand le 14 avril 1839" Cette missive fut dictée par l'écrivain à son secrétaire, qui apporta une aide précieuse à l'élaboration même des Mémoires: "Demeuré au service de Chateaubriand pendant vingt-cinq ans, Hyacinthe Pilorge fut le principal artisan de la transcription des Mémoires d'outre-tombe. Il avait pour mission de "mettre au propre"au fur et à mesure tout ce qu'écrivait ou dictait son patron. C'est à partir de sa copie que Chateaubriand pouvait ensuite se relire, puis se corriger; et lorsque la nouvelle page se recouvrait à son tour de trop nombreuses ratures, Pilorge procédait à une nouvelle mise au net. C'est lui qui exécuta en 1840 la première copie intégrale des Mémoires d'outre-tombe. Ce manuscrit représenta longtemps le texte de référence. C'est alors un ensemble de plus de quatre mille pages, regroupées par livres dans des chemises de carton, et où chaque feuillet pouvait être corrigé, déplacé ou remplacé à volonté. Ce travail achevé (en 1841), le mémorialiste laissa "reposer" son uvre pour quelque temps. Mais grâce à la souplesse de ce montage, les Mémoires d'outre-tombe ont encore la vocation de rester une uvre ouverte, une sorte de work in progress."(BnF) Le destinataire de la lettre est l'auteur de "Souvenirs"que Chateaubriand refuse ici de promouvoir. L'écrivain parle déjà depuis la tombe, presque dix ans avant sa fin: "mais moi je suis mort, absolument mort et s'il me fallait écrire un mot dans un journal, j'aimerais mieux être enseveli à mille pieds sous terre. J'en ai fini avec la vie; il me serait bien doux de ressusciter pour vous être utile". Ces magistrales lignes sont empreintes d'un humour souvent rencontré dans les pages des Mémoires, qu'An".