Enfantines - Softcover

Micieli, Francesco

 
9791097497613: Enfantines

Inhaltsangabe

Enfantines : poèmes de l'imagination créatrice, poèmes du jeu pour de vrai, poèmes du jeu qui sait qu'il est un jeu mais qui se vit tout de même comme réel. Le lecteur se sent immédiatement de plain-pied avec ces Enfantines : car elles suscitent en lui mille images intimes tirées de cet album qu'on feuillette encore quelquefois au hasard d'une impression furtive et imprévue. Tous ces poèmes ouvrent un univers où l'on se rejoint soi-même dans un temps révolu mais étrangement présent, un temps où la présence au monde était sans cesse questionnée, toujours inquiète et toujours merveilleusement comblée. Oui, que d'images ! et quel regard, quelle attention elles nous découvrent sur l'enfant que nous avons été et sur les enfants qui nous entourent. Car c'est une évidence : si " tu ouvres la porte de ta chambre, la mer est là " ; et l'on peut ajouter : la mort est là, la mère est là, le père est là, les oncles... et l'araignée et la panthère et le lion et l'ange, et Dieu, bien sûr. Tous les lecteurs les reconnaîtront et reconnaîtront ces transactions secrètes, ces pactes que l'enfant conclut intimement avec ses proches, avec ses monstres aussi, au coeur de cet immense amour inquiet qui embrasse le tout. Tous les lecteurs reconnaîtront ces quelques lieux et quelques objets très simples qui peuplent le monde de l'enfance et les leçons des choses.

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Über die Autorin bzw. den Autor

Francesco Micieli est né en 1956 à Santa Sofia d'Epiro, en Calabre. Il est issu d'une communauté albanaise, les Arbresh, installée là depuis des siècles. En 1965, ses parents quittent l'Italie pour aller travailler dans l'Emmental, en Suisse alémanique. Francesco Micieli apprend ainsi, outre les langues de son enfance (le dialecte albanais et l'italien), l'allemand et le suisse allemand. Il fréquente l'école élémentaire et secondaire à Lützelflüh puis à Burgdorf. Après son examen de maturité, il étudie les langues romanes et l'allemand jusqu'en 1982 dans les universités de Berne, Cosenza et Florence. Il travaille dans le même temps comme dramaturge, acteur et metteur en scène : de 1976 à 1979, acteur au Protheater de Soleure, et, de 1979 à 1989, acteur, dramaturge et directeur au Théâtre Scharfenegge à Berthoud. Il enseigne de 1992 à 1999 à l'Ecole d'arts visuels de Berne/Bienne et à la Haute Ecole des arts de Berne/Bienne. Il poursuit dans les années suivantes une carrière de journaliste indépendant à Berne. Il a été président de l'Association des auteurs de Suisse de 2007 à 2010. En 2011, il a été invité comme " Poetik-dozentur " à l'Université de Dresde. Il vit aujourd'hui à Berne. Francesco Micieli est l'auteur de proses narratives, de pièces de théâtre et de livrets. Dans ses oeuvres en prose, il évoque dans une langue à la fois concise et lyrique l'histoire de la migration des membres de la minorité albanaise d'Italie. Sa prose oscille entre poésie, récit, monologue et s'inspire de modèles littéraires de prose brève et condensée comme celle d'István Örkény. De son oeuvre abondante, seuls trois livres ont été traduits en français, par le même traducteur, Christian Viredaz, chez un éditeur suisse (les Editions d'En Bas, 2013) ; ces trois livres forment trois étapes d'une sorte d'autobiographie, pour dire le déracinement, le sentiment d'être un perpétuel étranger au monde et à sa propre langue : Je sais juste que mon père a de grosses mains, Le Rire des moutons et Mon voyage en Italie. Cette trilogie explore la thématique de la migration à travers l'histoire de la famille Micieli. Une histoire comme il y en a tant d'autres parmi le grand nombre de familles italiennes qui ont émigré en Suisse dans les années 1950 à 1980. Voilà le récit d'un Italien du Sud qui quitte sa famille pour aller travailler en Suisse. Sa femme le suit quelques années plus tard. Leur fils, d'abord laissé aux soins des grands-parents, les rejoint à son tour à l'âge de neuf ans au village de Lützelflüh dans l'Emmental. Les parents travaillent dur pour pouvoir construire une maison sur la terre natale. La femme meurt avant d'avoir pu réaliser son rêve. Son corps est ramené au pays, son mari et son fils l'accompagnent dans ce pays quitté trente ans auparavant qu'ils ne reconnaissent plus. C'est au contraire à une tentative de reconnaissance des traces de l'enfance, via la possibilité qu'aurait eue son propre père d'écrire et de se souvenir, que ces Enfantines se consacrent.

Von der hinteren Coverseite

Enfantines : poèmes de l’imagination créatrice, poèmes du jeu pour de vrai, poèmes du jeu qui sait qu’il est un jeu mais qui se vit tout de même comme réel. Le lecteur se sent immédiatement de plain-pied avec ces Enfantines : car elles suscitent en lui mille images intimes tirées de cet album qu’on feuillette encore quelquefois au hasard d’une impression furtive et imprévue. Tous ces poèmes ouvrent un univers où l’on se rejoint soi-même dans un temps révolu mais étrangement présent, un temps où la présence au monde était sans cesse questionnée, toujours inquiète et toujours merveilleusement comblée. Oui, que d’images ! et quel regard, quelle attention elles nous découvrent sur l’enfant que nous avons été et sur les enfants qui nous entourent. Car c’est une évidence : si « tu ouvres la porte de ta chambre, la mer est là » ; et l’on peut ajouter : la mort est là, la mère est là, le père est là, les oncles… et l’araignée et la panthère et le lion et l’ange, et Dieu, bien sûr. Tous les lecteurs les reconnaîtront et reconnaîtront ces transactions secrètes, ces pactes que l’enfant conclut intimement avec ses proches, avec ses monstres aussi, au cœur de cet immense amour inquiet qui embrasse le tout. Tous les lecteurs reconnaîtront ces quelques lieux et quelques objets très simples qui peuplent le monde de l’enfance et les leçons des choses.

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Super marché L’enfant Se perd Dans le super Marché Il se transforme En chocolat La mère arrive Et met Le chocolat Dans le caddie Super Markt Das Kind Verirrt sich Im Super Markt Es verwandelt sich Und wird Schokolade Die Mutter kommt Und legt Die Schokolade In den Einkaufswagen Cinq fois Dieu 1 Quand ils parlent de Dieu Avec toi Tu t’imagines Qu’il s’agit de quelque chose de petit De précieux À protéger Quelque chose Qui doit rester caché Dans un tiroir secret Comme une belle pierre trouvée Comme ce petit sou de ta dernière Promenade au jardin Fünf Mal Gott 1 Wenn sie von Gott Zu dir sprechen Denkst du dir Es gehe um etwas Kleines Wertvolles Zu Schützendes Etwas Das man in einem geheimen Schublade verstecken sollte Wie einen gefundenen schönen Stein Wie die Münze vom letzten Spaziergang im Garten Cinq fois Dieu 2 Aujourd’hui Dieu est assis Dans le grand arbre là en face Il fait semblant D’être un corbeau Tu restes bien sage Sinon le corbeau Va t’arracher les yeux Fünf Mal Gott 2 Heute sitzt Gott Im grossen Baum gegenüber Er tut so, als wäre er Eine Krähe Du bist ganz brav Sonst pickt dir die Krähe Die Augen aus

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