Verwandte Artikel zu Le Royaume perdu

Le Royaume perdu - Softcover

Oliveros, Alejandro

 
9791097497354: Le Royaume perdu

Inhaltsangabe

Paradoxe de la poésie, et défi du lyrisme le plus simple en même temps que le plus savant : dans la brièveté de ces quelques poèmes ciselés se déploie cette respiration ample et large où la mer, les fleuves et les vents sont sans cesse invités à traverser notre mémoire. Par cette manière incarnée de situer son propre sentiment d'exil, un seul dit l'attachement de tous à ce qui fait le fond des existences.

Die Inhaltsangabe kann sich auf eine andere Ausgabe dieses Titels beziehen.

Über die Autorin bzw. den Autor

Après avoir étudié la médecine pendant quatre ans et s'être diplômé en Sciences de l'Education, Alejandro Oliveros (né au Venezuela en 1948) décide se consacrer à la littérature et la poésie. En 1971, il fonde la revue Poesia, et Torrida, le magazine culturel de l'Université de Carabobo. Parallèlement, il enseigne à l'Ecole des Beaux-Arts. Il publie Espaces, son premier recueil de poésies, en 1974. De 1976 à 1978, il prend à Caracas la direction littéraire du Conseil National de la Culture, avant de travailler à un ouvrage sur la poésie américaine à New York, au titre d'une bourse de la Fondation Guggenheim. Il revient dans son pays où il devient titulaire de la Chaire de Littérature Anglaise et Américaine à l'Université Centrale du Venezuela. Il publie de nombreux livres (poésie, essais, traductions), ainsi que treize volumes de son Journal littéraire, édités d'abord dans son pays, puis en Colombie. Mais la profonde crise politique au Venezuela a considérablement limité l'espace d'exercice de la littérature et la liberté de l'enseignement. Alejandro Oliveros réside à Milan depuis 2020.

Von der hinteren Coverseite

Paradoxe de la poésie, et défi du lyrisme le plus simple en même temps que le plus savant : dans la brièveté de ces quelques poèmes ciselés se déploie cette respiration ample et large où la mer, les fleuves et les vents sont sans cesse invités à traverser notre mémoire. Par cette manière incarnée de situer son propre sentiment d’exil, un seul dit l’attachement de tous à ce qui fait le fond des existences.

Auszug. © Genehmigter Nachdruck. Alle Rechte vorbehalten.

Bien avant la terre nous perdîmes le ciel des tropiques natals, sa lumière incessante sans le gel d’hiver, ses nuages sans froid ni ombres. Et ce bleu posé sur les mangues, les bucarés et les roseaux. Perdues aussi, les nuits amicales des tropiques et la brise sur la lande ; perdus le sel de la mer, les étoiles du chemin qui apprirent nos noms et nos voyelles, les sons coutumiers du grillon et du jaguar. Quand tu fermeras la porte et bloqueras les croisées, que tu t’avanceras sur des sentiers inconnus, regarde le ciel que tu perds : en lui demeurent tes gestes, les traits et les rêves premiers. Au-delà, les neiges et la violence du vent.

„Über diesen Titel“ kann sich auf eine andere Ausgabe dieses Titels beziehen.