« Alors que le style d'Adrien Boyer traduit en apparence un esprit contemplatif, voilà qu'il apparaît d'un coup dans un registre spéculatif, interrogeant sous la quiétude des accords de formes et de couleurs l'expérience que nous faisons de la réalité. » Après sa série Consonances, Adrien Boyer continue de nous révéler ce qu'il capte au gré de ses pas, à la recherche de brèches dans lesquelles s'engouffrer, de traces d'un temps passé, d'un quotidien à réanimer. Fragments d'Hanoï, Venise, Tolède, Casablanca racontent une histoire pour qui prend le temps de s'arrêter, de voir autrement et de laisser son esprit se perdre. Une couleur bouscule un espace ordinaire, une ombre interpelle, une porte à demi ouverte éveille notre curiosité, un cadrage particulier nous désarçonne, l'absence de mouvement suspend le temps.
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Artiste Français né en 1979, Adrien Boyer vit à Paris. Autodidacte, son travail est exposé pour la première fois en 2009. En 2011, il réalise une série sur Jérusalem dans le cadre d une rési-dence à l Ecole Biblique et Archéologique Française. Entre 2011 et 2014, ses séries réalisées à Séville, Lisbonne, Venise, Florence, et Marseille ont été notamment exposées au Laboratoire de la Création à Paris, à la galerie Artemiss Contemporary à Singapour ou à la Vogelsang gallery à Bruxelles. En 2015 sa série sur Paris intitulée « l esprit des lieux » a fait l objet d un premier ouvrage publié aux éditions Terrebleue et préfacé par Gabriel Bauret. En 2016 sa série sur Abidjan est nominée au Prix HSBC pour la Photographie (conseillère artistique Diane Dufour) et la revue Camera lui consacre un portfolio. 2017 voit la publication de son deuxième livre, « Consonances », préfacé par Michel Poivert, à l occasion de son exposition éponyme à la galerie Clémentine de la Féronnière, à Paris.
Deuxième collection d’images du photographe Adrien Boyer, Présences rassemble une trentaine d’images et un texte de Michel Poivert. Lignes, couleurs, ombres sont autant d’outils graphiques qui deviennent visibles et évidents dans les photographies d’Adrien Boyer.« L’évidence est aussi le signe d’un secret. L’hypothèse d’une présence invisible s’impose quand on regarde les murs qui composent le second opus de photographies d’Adrien Boyer. Mais, de façon singulière, c’est moins ce qui est derrière le mur que ce qu’il offre ouvertement à la vue qui constitue une énigme. L’évidence est aussi mystérieuse du côté du visible que du côté de l’invisible, mais, pour tenter d’en manifester le caractère, le mur « côté face » doit exprimer la disparition de ce qui s’est tenu devant lui. » Michel Poivert, 2018
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