"(…) « Je te vois. Assis sur les marches. Jean et tee-shirt bleu ciel. Tes boucles blondes me paraissent un peu plus courtes, mais aussi soyeuses que dans mon souvenir. J'ai toujours rêvé d’y enfouir mes doigts au réveil ou le soir en te souhaitant une bonne nuit. Tes yeux noirs se plantent dans les miens. Je m’accroche à mon sac à dos comme à une bouée de sauvetage. Je suis sans doute victime d’un mirage ou d’une hallucination. À force de rêver de toi, voilà ce qui arrive… Ton « bonjour » brise ma stupeur, je perds la voix une fois de plus. Je n’arrive pas à te répondre, je prends ma clé, et en essayant de cacher mon trouble, je t'ouvre ma porte. En sachant que je t’ouvre ainsi toutes les portes de ma vie. Les heures qui suivent ont pour moi aujourd'hui un goût d'infini. Je ne crois pas avoir prononcé un seul mot, une seule syllabe. Je suis calme, trop calme, pétrifiée par ta nouvelle intrusion dans ma vie. Tu me parles beaucoup, longtemps, mais je ne me rappelle plus bien de quoi. Je te regarde, je regarde tes mains. Je réalise que tu n’es pas un mirage quand elles se posent enfin sur moi. Elles viennent m’enlacer, mais les miennes ne parviennent pas à te répondre. Tu les poses sur ma nuque et tu attires mon visage vers le tien. Elles caressent mon visage, mes yeux, mon nez, ta bouche les accompagne. J'enlève mon tee-shirt, je t’arrache quasiment le tien, certainement ma seule initiative cette nuit-là. Puis, à l'unisson, ta bouche et tes mains glissent vers mes seins, elles s'en emparent, tout doucement, tendrement puis avec un peu plus de vigueur. C'est bon. Tu mordilles leur pointe, fait rouler ta langue au-tour du mamelon. Tu es plaqué contre moi, je sens ton sexe gonfler dans ton jean, pressé d'en sortir. Tu achèves de me déshabiller. Les vêtements volent dans la pièce pendant que tu m'embrasses à nouveau. J’entends tomber une pile de bouquins, pense « Zut, j'ai pas fermé les rideaux » et puis... j'arrête de penser. On recule comme ça, désormais nus, bouche contre bouche, peau contre peau jusqu'au lit. Je ne parviens pas à faire courir mes mains sur ta peau, me contentant de t’effleurer. Par peur de m'apercevoir que mon imagination galopante m'a encore une fois emmenée beaucoup trop loin, qu'en fait je t'avais une fois de plus imaginé dans ma vie, dans mon lit, dans mon corps. J'ai peur de me réveiller seule, sans toi, comme tous les matins depuis un an. J'ai peur d'une énième gueule de bois de toi. Mais non, ce soir-là, tu es bien là, et je décide de me laisser faire, de te laisser faire. Tu m'as dit plus tard que mon hyper timide, mon côté ""planche à pain"" (j'aurais voulu t'y voir à ma place, espèce d'affreux) ne t'avait pas refroidi, bien au contraire. Plutôt excité même ! Rien de tel pour un coq qu'une poulette effarouchée, non ? Ça rassure, ça flatte l'ego, ça conforte son bonhomme... Ce peut être un jeu de fille, ce n'est pas le mien, tu le sais. Alors, finalement, sans le vouloir, j'opte pour l'égoïsme. Si après tout s'il n'y avait qu'une nuit, qu'une seule, celle-là ? À force de reculer, on finit par l'atteindre ce lit. Nos bouches se séparent. Tu murmures : - Allonge-toi. Sur le ventre. S'il te plaît... Ce que je fais. Tu me picores le cou de tout petits bisous (normal pour un coq...) et tu laisses tes mains glisser sur mon dos. Tes paumes sont chaudes, douces, je peux sentir chacun de tes doigts, la pulpe de tes phalanges. Tu joues de mon corps comme d'un instrument de musique, violon, piano, guitare, je ne sais pas exactement lequel. Se jouent des dièses et des bémols, des notes tenues comme des rondes, des passages croche et double croche, sur mes épaules, mon dos. Tiens, voilà le temps du soupir... le temps de m'attraper par les hanches puis de glisser jusqu'à mes fesses. - J’adore ton cul. Impossible cette nuit-là de te sortir ma réplique habituelle : - Tant mieux, parce que j'en ai pas de rechange... Parce que j'adore que tu adores mon cul, que tu me le dises, que tu joues avec
Die Inhaltsangabe kann sich auf eine andere Ausgabe dieses Titels beziehen.
"Quand elle n’écrit pas des romans caliente (ou pas caliente), Isabelle Morand se consacre aux reportages et à la rédaction en chef d’Hortus Focus, son site Internet à succès consacré aux plantes, au jardinage et à l’environnement. Elle est également chroniqueuse pour la radio nationale France Info. Tes mains sur moi est son troisième ouvrage paru aux mêmes éditions, après Le dos au mur et Les Petites Histoires du jour.
„Über diesen Titel“ kann sich auf eine andere Ausgabe dieses Titels beziehen.
Anbieter: LiLi - La Liberté des Livres, CANEJAN, Frankreich
Zustand: as new. vendeur professionnel; envoi soigne en 24/48h. Artikel-Nr. 2308090010687
Anzahl: 1 verfügbar
Anbieter: RECYCLIVRE, Paris, Frankreich
Zustand: Très bon. Merci, votre achat aide à financer des programmes de lutte contre l'illettrisme. Artikel-Nr. 9516202603102APK19789953045
Anzahl: 1 verfügbar