Sortir des forêts - Softcover

Commère, Pascal

 
9782868537232: Sortir des forêts

Inhaltsangabe

Les histoires que conte Pascal Commère lui sont inspirées par les humbles vies - humaines ou animales -, les existences perdues attachées à la terre que sa mémoire a enregistrées depuis l'enfance ou rencontrées dans son âge d'homme. Elles lui sont également dictées par les livres lus, et les mots agglutinés, la musique de la phrase. Car c'est dans le remâchement de l'écriture qu'elle prennent forme et même, réellement, vie depuis ses "forêts intérieures", puisque aux forêts il revient toujours pour retrouver "cette vieille odeur d'humus qui de si loin remonte ".

Die Inhaltsangabe kann sich auf eine andere Ausgabe dieses Titels beziehen.

Über die Autorin bzw. den Autor

Pascal Commère, né en 1951, travaille en Bourgogne. Il vit à la campagne et publie depuis 1978. Bourse Del Duca pour son premier roman ("Chevaux", Denoèl, 1987 - rééd. Le temps qu'il fait, 2023) et Prix de poésie Guy Levis Mano 1990. Deux de ses livres de poèmes, "Les commis" et "Graminées" (2007) ont paru à nos éditions, auxquelles il avait précédemment donné deux livres de "salutations" : "La grand' soif d'André Frénaud", 2001, "D'un pays pâle et sombre", 2004, et cinq recueils de récits : "Solitude des plantes", 1996, "Le grand tournant", 1998, "Le vélo de saint Paul", 2005, "Les larmes de Spinoza", 2009 et "Lieuse", 2016, ainsi que, en 2022, un roman longtemps demeuré inédit : "Ainsi parle le mur". Une importante anthologie personnelle de sa poésie a paru en 2012 en coédition avec Obsidiane : "Des laines qui éclairent" (1978-2009).

Auszug. © Genehmigter Nachdruck. Alle Rechte vorbehalten.

«Il y avait bien une vague idée à l’origine, une sensation. Un poudroiement. Quelque chose d’une vie ordinaire, visite à un bûcheron accidenté par exemple, mais est-ce que cela faisait une histoire ? Si oui, est-ce que je parviendrais à l’écrire ? Sans les mots, la musique de la phrase, le ton, l’histoire en soi ne me retenait pas. Bien plus qu’un projet, c’était une présence que je recherchais. Et je me rappelai ce qu’avait dit Gérard à propos du cri des geais quand arrive la visite d’un intrus sur leur territoire. Cela valait pour la forêt, mais pas seulement. Ou si cela touchait à quelque chose de plus vaste encore. Parce que tu n’entres pas là-dedans comme dans une cathédrale, il avait dit, même si des fois le soleil au matin s’y profile entre les branches. Il y a un peu de cela en forêt. La lumière, tu vois... Ses jeux sur les écorces. Tu ne sais pas trop d’où ça vient ce monde-là. Cette clarté...»

„Über diesen Titel“ kann sich auf eine andere Ausgabe dieses Titels beziehen.