Le chardon et le bleuet: Une Écossaise dans la France occupée - Softcover

Teissier Du Cros, Janet

 
9782812612077: Le chardon et le bleuet: Une Écossaise dans la France occupée

Inhaltsangabe

Issue d'une famille écossaise, mariée à un Français, Janet Teissier du Cros (1905-1990) a vécu les années de guerre dans les Cévennes, d'où son mari était originaire. Avec la distance conférée par son origine et son éducation, elle restitue l'expérience de l'Occupation dans une petite communauté rurale où affluent les réfugiés et où sont aussi implantés de longue date des intellectuels comme Germaine Dieterlen et les Levi-Strauss.

Die Inhaltsangabe kann sich auf eine andere Ausgabe dieses Titels beziehen.

Über die Autorin bzw. den Autor

Janet Teissier du Cros (1905-1990) a grandi dans une famille d'universitaires à Aberdeen puis Édimbourg. Pianiste talentueuse, élève de Donald Tovey, ses études musicales la conduisent dans les années 1920 à Vienne où elle fréquente le salon de Clara Wittgenstein. Après son mariage avec François Teissier du Cros en 1930, le couple se partage entre la France et la Grande-Bretagne. Mais c'est en France que, séparée de son mari mobilisé puis fait prisonnier, elle va passer les années de guerre, pour la plus grande part dans les Cévennes, région d'origine de son époux. De ses souvenirs elle a tiré un livre singulier, Divided Loyalties, publié en 1962 en Grande-Bretagne et traduit en français en 2017. Janet Teissier du Cros repose à Mandiargues, dans le Gard.

Von der hinteren Coverseite

Ces mémoires, écrits à la première personne, couvrent la période 1939-1945 et se situent dans le village cévenol de Valleraugue, où l'auteure, Janet Grierson, une jeune femme issue d'une vieille famille écossaise et mariée à un Français, François Teissier du Cros, mais que rien ne préparait à partager la vie d'une petite communauté rurale, a choisi de se mettre à l'abri avec ses enfants.
Dans ce récit du quotidien, elle décline du plus intime au plus large le thème de l'appartenance et de la déchirure, du partage affectif et moral auquel elle se trouve confrontée par sa position (étrangère ayant adopté la France), dans un pays par ailleurs coupé en deux, face au jeu des divisions et des alliances subies ou assumées, tantôt avec une force et une conviction absolues, tantôt dans le doute et le découragement.
Mais cette chronique où tout fait événement - de la quête de nourriture à l'annonce de l'armistice - ne suffirait pas à faire de cet ouvrage un texte d'exception si l'intelligence et les dons d'observation de l'auteure n'éclairaient avec tant de perspicacité les motivations de chacun. L'écriture, fine et élégante, sait restituer l'émotion des moments les plus forts tout en laissant s'exprimer l'humour, l'insolence et le rire d'une jeune femme profondément éprise de la vie.
Une autre qualité de ce livre est d'apporter un témoignage rare sur la communauté de réfugiés (russes, belges, anglais) mais aussi d'intellectuels (Germaine Dieterlen et les Lévi-Strauss sont ses proches voisins et amis) présents à Valleraugue durant cette période noire. Tout ce monde compose un milieu cosmopolite qui, loin de se tenir à l'écart, se mêle à la population locale dont il dépend aussi.
Paru en Angleterre en 1962, l'ouvrage, plusieurs fois réimprimé, a contribué à faire découvrir les Cévennes à nombre de Britanniques et plus tard d'Américains. Il est traduit pour la première fois en français.

„Über diesen Titel“ kann sich auf eine andere Ausgabe dieses Titels beziehen.