Spirou et Fantasio - L'intégrale - tome 8 - Spirou et Fantasio 8 (intégrale) Aventures humoristiques

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9782800144832: Spirou et Fantasio - L'intégrale - tome 8 - Spirou et Fantasio 8 (intégrale) Aventures humoristiques
Reseña del editor:

Ce huitième volume comprend les aventures "QRN sur Bretzelburg", "Panade à Champignac", "Bravo les brothers", ainsi que le roman illustré "Les Robinsons du rail". Avec ces albums, les derniers qu'il réalise pour la série "Spirou et Fantasio", Franquin accomplit un exploit paradoxal ; nerveusement épuisé, de surcroît lassé par le personnage de Spirou, il livre néanmoins trois ultimes histoires qui feront date dans la série, tant par leur tension graphique que par leur virtuosité narrative. Les scènes d'anthologie s'y succèdent ; Fantasio face au terrible et sadique Dr Kilikil dans "QRN sur Bretzelburg", ou encore le Comte de Champignac surpris en train de langer un Zorglub retombé en enfance dans "Panade à Champignac". Pour ces derniers récits, "Panade à Champignac" et "Bravo les Brothers", réunis en un album au ton plutôt parodique, Franquin ose se libérer des conventions narratives propres à la série qui l'a fait connaître et dont il s'est détaché pour poursuivre son oeuvre.

Biografía del autor:

Né à Etterbeek le 3 janvier 1924, André Franquin dessine dès son plus jeune âge. Après s'être quelque peu ennuyé aux cours de l'école Saint-Luc à Saint-Gilles, il devient, en 1944, apprenti animateur à l'éphémère compagnie CBA où il a pour compagnons Eddy Paape, un vétéran du studio, le jeune Morris et, peu après, le débutant Peyo. Morris livrant des cartoons au MOUSTIQUE, il se voit traîné par son copain aux Éditions Dupuis où Jijé les prend sous son aile et leur présente son élève Will. Logeant chez la famille Gillain à Waterloo, cette joyeuse troupe formera "la bande des quatre". Le père de Valhardi lui propose de reprendre le personnage de Spirou, ce qu'il fait en dessinant "Le Tank", une histoire complète publiée dans l'"Almanach Spirou 1947", puis en poursuivant à partir de la sixième planche une aventure en cours, "Les Maisons préfabriquées". Parallèlement, il réalise de nombreuses illustrations dans l'hebdomadaire SPIROU et le magazine scout PLEIN-JEU, ainsi que des cartoons pour LE MOUSTIQUE et des couvertures pour LES BONNES SOIRÉES. De 1948 à 1949, il suit Jijé et Morris aux États-Unis et au Mexique, mais la nostalgie de son Bruxelles natal et de sa promise l'amène à écourter le périple et à rentrer en Europe avant ses compagnons. Durant dix ans, il va se consacrer essentiellement à la série "Spirou et Fantasio" et à l'animation du journal : récits complets spéciaux, animations de couvertures, illustrations diverses. L'univers du petit groom va prodigieusement s'enrichir en personnages superbes: le comte de Champignac, l'incroyable Marsupilami (1952), la journaliste Seccotine, les redoutables Zantafio et Zorglub, etc. D'épisodiques collaborateurs lui viendront parfois en aide pour un récit : les scénaristes Henri Gillain ("Il y a un sorcier à Champignac") et Maurice Rosy ("Le Dictateur et le champignon"), Greg pour les "Zorglub", le décorateur Will ("Les Pirates du silence"). Mais l'ensemble est entièrement dominé par le talent du génial perfectionniste. Un bref malentendu avec les services de l'éditeur le pousse à lancer parallèlement la série à gags "Modeste et Pompon" dans TINTIN en 1955. La situation s'éclaircit néanmoins rapidement et dès 1959, il abandonne ces personnages à d'autres mains. L'accueil enthousiaste réservé à tout ce qui sort de sa plume et de son pinceau contraint à une production effrénée cet homme qui ne sait pas dire non. En 1957, il a effectué un ballon d'essai avec un "héros sans emploi", l'immortel "Gaston", imaginé avec Yvan Delporte pour animer les pages rédactionnelles : son succès est tel que le gaffeur de la Rédaction doit vite aborder la vraie bande dessinée et Franquin se trouve avec plusieurs planches à réaliser par semaine. Car il n'est pas question de réduire le rythme de "Spirou" et un quotidien français, LE PARISIEN LIBÉRÉ, requiert trois aventures de ce personnage en prépublication exclusive. Un petit atelier Franquin est improvisé pour répondre à la demande. Tandis que Jidéhem l'assiste sur Gaston, Roba participe aux épisodes pour LE PARISIEN, Greg et Marcel Denis lui apportent des scénarios et des idées. Franquin est néanmoins contraint de délaisser une de ses plus récentes créations, "Le Petit Noël", et de se battre pour rétablir sa santé affaiblie par tant de fatigues. Une dépression l'oblige à interrompre un de ses plus remarquables récit, "QRN sur Bretzelburg", mais il se fait un point d'honneur à poursuivre malgré tout "Gaston Lagaffe". Spirou lui pèse et il passe le relais à Fournier en 1968 après une ultime prouesse parodique, "Panade à Champignac", où il cherche à se libérer de la contrainte des héros traditionnels et des récits classiques. Il se tourne entièrement vers le gag en une planche avec Gaston et commence, en 1972, la réalisation de ses premiers (adorables) monstres pour l'animation des couvertures de SPIROU. Ces étonnantes créatures seront partiellement réunies dans l'album "Cauchemarrant" (Éditions Bédérama en 1979), puis seront reprises en cartes postales aux Éditions Dalix. Il crée ses premières "Idées noires" dans LE TROMBONE ILLUSTRÉ, éphémère supplément animé par Yvan Delporte en 1977 dans SPIROU, et les poursuivra dans le mensuel FLUIDE GLACIAL. L'âge venant, sa production se restreint et "Gaston" n'atteindra pas les mille gags, au grand dam de ses millions d'admirateurs. En 1987, Marsu-Productions lance le Marsupilami dans de grandes aventures autonomes et en confie la réalisation graphique à Batem, sous la supervision de Franquin au début de la série. Greg, puis Yann, Fauche et Adam en assumeront le scénario. Deux ans plus tard, Franquin crayonne en un style totalement libéré des lourdes contraintes de la BD une foison de petits personnages, les "Tifous", qui feront l'objet de dessins animés télévisés par les studios ODEC/Kid Cartoons, sur des scénarios de Delporte, Xavier Fauche et Jean Léturgie. Franquin nous a quittés le 5 janvier 1997 peu avant l'édition chronologique rénovée de "Gaston Lagaffe" en dix-sept volumes aux Éditions Dupuis, à laquelle il convient de joindre deux tomes complémentaires établis par Marsu-Productions avec les dessins oubliés ou écartés par l'auteur de son vivant. Franquin a par ailleurs corédigé avec Delporte plusieurs épisodes fantastiques de la série "Isabelle", illustrée par Will, ainsi que "Les Démêlés d' Arnest Ringard et la taupe Augraphie", mis en images par Frédéric Janin. Hergé se considérait comme un piètre dessinateur face à ce grand artiste qui a imprimé son empreinte sur le journal de SPIROU et ce que l'on appelle l'"École de Marcinelle". Son style expressif et devenu de plus en plus nerveux avec la maturité a apporté vie, humour et dynamisme à la "ligne claire".

Né à Ixelles le 5 mai 1931, décédé à Paris le 29 octobre 1999, Michel Greg aura tout fait dans la bande dessinée : dessinateur et scénariste à la production écrasante, tant en quantité qu'en qualité, mais aussi animateur de studio et accoucheur de talents divers, rédacteur en chef de TINTIN durant dix de ses plus glorieuses années, directeur littéraire chez Dargaud, représentant de la BD européenne aux U.S.A., romancier et épicurien. Né belge sous le nom de Michel Régnier, il publie à seize ans sa première BD (Les Aventures de Nestor et Boniface) dans le quotidien VERS L'AVENIR, mais ses talents de conteur, fort appréciés par ses amis d'école, sont assurément plus développés que son graphisme. En 1951, sur la recommandation de l'éditeur Charles Dupuis, il fait la connaissance d'André Franquin qui, avec beaucoup de gentillesse, lui révèle bien des astuces du métier. Il en sera plus tard le scénariste pour une large part des gags de Modeste et Pompon et plusieurs aventures de Spirou(de 1958 à 1961). En attendant, il intègre l'équipe de l'HEROIC-ALBUMS de Fernand Cheneval et réalise pour cet hebdomadaire les aventures musclées du Chat (1953-1955), sorte de mélange de Batman et de Dick Tracy. Séduit par sa ténacité et plus par les récits que par le dessin, Charles Dupuis lui prend en parallèle deux histoires à suivre pour SPIROU : Cady et le temple aux tigres, puis Corrida. L'apprenti signe alors Michel Denys Denys en référence à sa jeune épouse, Denise et trouve le culot de lancer en 1955, avec quelques garants financiers liégeois vite apeurés, son propre hebdomadaire LE JOURNAL DE PADDY où il assume le rédactionnel et la moitié des planches proposées. La belle aventure tourne court après cinq numéros et, une montagne de dettes sur le dos, notre héros s'installe à Bruxelles où, pendant trois ans, il va être l'homme à tout produire de l'International Press qui vient de perdre des pointures telles que Goscinny , Uderzo, Hubinon et Charlier. A cette occasion, il prend les trois premières lettres de son patronyme et y ajoute un G pour devenir définitivement Greg et rompre les ponts avec ce passé chaotique. C'est lui qui va largement remplir les suppléments pour la jeunesse fournis par l'agence aux quotidiens belges LA LIBRE BELGIQUE et LA DERNIERE HEURE. Sa production est inversément proportionnelle à la rétribution forfaitaire versée pour chaque travail : Fifi (des gags animaliers où il succède à Victor Hubinon), Luc Junior (à la suiite de Goscinny et Uderzo), Randy Rifle, Bison et Ouistiti (avec René Fouarge), Fleurette, Bronco et Pepito, Toutsy, les scénarios de Tiger Joe pour Gérald Forton et ceux d'Alain et Christine pour Martial après le départ de Jean-Michel Charlier pour Paris. Franquin lui conseille de devenir indépendant pour rompre le contrat d'exclusivité qui le lie à cette entreprise. Ce ne sera toutefois chose faite que lorsqu'il disposera de suffisamment de débouchés scénaristiques : pour Franquin tout d'abord, mais aussi Tibet ( des épisodes de Chick Bill, des Peur-de-Rien et de Mouminet), Louis Hache (Bob Francval et Djinn, dans IMA), Mittéï (Rouly-la-Brise), Maurice Maréchal (Prudence Petitpas), Paul Cuvelier (Corentin et le poignard magique, Flamme d'argent, Line). En parallèle,tout en réduisant graduellement sa collaboration à l'International Presse, il poursuit à TINTIN sa carrière d'auteur complet : Rock Derby (1960-1963), Bolivar et Broussaille(1962), Babiole et Zou (1962 à 1966), Constant Souci (1967) et il négocie avec Alain Saint-Ogan les droits de la reprise de Zig et Puce (1963). Pour réussir à développer ses nombreuses idées de front et fournir massivement à VAILLANT, puis PIF, la série des As (1963-1972), ainsi que Achille Talon à PILOTE (depuis 1963), il s'organise un atelier de copains qui, tout en peaufinant leur propre oeuvre, peuvent lui donner de temps à autre un coup de main, selon leur registre personnel. En 1965, Georges Dargaud le pousse à devenir rédacteur en chef de TINTIN, fonction qu'il remplira avec brio et en quasi simple mi-temps jusqu'en 1974. L'après-midi, il retrouve ses amis ou découvertes au studio et les introduit graduellement dans l'hebdomadaire qui s'enrichit ainsi, sur ses propres scénarios, de Hermann (Bernard Prince, puis Comanche), Dany (Olivier Rameau) et Dupa (Cubitus). Il trouve encore le temps d'écrire des séries pour Eddy Paape (Luc Orient), William Vance (Bruno Brazil, sous le pseudonyme Louis Albert pour ne pas être trop présent dans le journal !), Edouard Aidans (Les Panthères), ainsi que des oeuvres plus limitées pour Jo-El Azara, Bob De Groot, Auclair, Derib ou Walt Fahrer. Il travaillera aussi sur les scénarios des deux films d'animation réalisés par Belvision d'après le personnage vedette de Hergé (Tintin et le temple du soleil, Le lac aux requins). En 1975, devenu directeur littéraire chez Dargaud où il prend la succession et le bureau de Charlier, il s'installe à Paris et se fera naturaliser français tout en demandant son changement de patronyme. Michel Régnier s'efface définitivement derrière Michel Greg. Ses grandes séries se poursuivent, mais il n'a pas la chance d'imposer son ACHILLE TALON MAGAZINE (1975-1976) qui ne vivra que six numéros. Il se consolera en écrivant un feuilleton pour enfants produit par la télévision suisse : L'Agence Labricole. Georges Dargaud rêve d'une invasion pacifique des Etats-Unis par ses auteurs. "Michael" Greg s'installe en 1982 à Greenwich dans le Connecticut et bataille pour faire connaître la BD française, mais le public local n'est vraiment pas mûr pour le style et les albums à l'européenne. Le démarcheur déçu s'occupe en écrivant cinq romans policiers du duo Hardy et Lesage qu'il place au Fleuve Noir et il collabore aux scripts de l'intarissable serial télévisé La Croisière s'amuse. En 1987, il écrit deux histoires du Marsupilami pour Franquin et Batem, puis passe le relais à Yann. De retour en France à la fin des années 80, Greg assure la reprise de certains de ses personnages abandonnés par leurs dessinateurs : Michel Rouge prend la suite d'Hermann sur Comanche en 1990, Edouard Aidans s'essaiera sur Bernard Prince, Michel Blanc-Dumont illustre les premières aventures de Colby,mais la disparition de plusieurs de ses proches commence à décourager ce travailleur forcené. Il ralentit même sa production d'Achille Talon qu'il finira par vendre à l'éditeur. Le temps est venu de rassembler ses souvenirs dans les articles qu'il rédige pour la "Lettre de Dargaud", un recueil d'entretiens avec Benoît Mouchart et une chronique autobiographique (Le Dernier des dinosaures), dont le titre annonce avec son humour habituel le vague à l'âme ressenti par le vétéran dans une époque qui n'est plus vraiment la sienne. Aussi doué pour le récit réaliste musclé que pour le délire verbal, maniant avec efficacité le gag et l'aventure,ce jongleur de mots représente bien une époque où la bande dessinée se voulait pur divertissement.

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