9782755401455: Immigration et bien commun: Annales 2005-2006

Inhaltsangabe

Les mouvements migratoires ont toujours rythmé l'histoire de l'humanité, mais aujourd'hui, dans nos pays, l'immigration soulève des questions nouvelles d'une particulière acuité. Plutôt que d'essayer d'aborder tous les aspects de ce vaste thème, l'académie d'éducation et d'études sociales a préféré se focaliser sur quelques questions fondamentales, confiées à des experts reconnus, en leur demandant d'ailleurs de n'en pas rester au " politiquement correct ", mais de ne pas hésiter à faire preuve d'originalité et, au risque de paraître parfois iconoclaste, de proposer des réponses peut-être inattendues. Pour cette réflexion, il peut aussi être éclairant de se référer au Catéchisme de l'Église catholique: "Les nations mieux pourvues sont tenues d'accueillir autant que faire se peut l'étranger en quête de la sécurité et des ressources vitales qu'il ne peut trouver dans son pays d'origine. (...) Les autorités politiques peuvent, en vue du bien commun dont elles ont la charge, subordonner l'exercice du droit d'immigration à diverses conditions juridiques, notamment au respect des devoirs des migrants à l'égard du pays d'adoption. L'immigré est tenu de respecter avec reconnaissance le patrimoine matériel et spirituel de son pays d'accueil, d'obéir à ses lois et de contribuer à ses charges." Ce recueil contribue ainsi à la réflexion sur la difficile question du bien commun en matière d'immigration, qui se trouve, plus que jamais, au cœur de l'actualité.

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Über die Autorin bzw. den Autor

Évêque à Cayenne, Emmanuel Lafont, né le 26 octobre 1945 à Paris, a été curé à Soweto, où il vécut onze ans de 1983 à 1994. Il était l'un des rares Blancs dans l'immense township de Johannesbourg. Il sous-tend l'histoire de l'apartheid dans son époque la plus convulsive, prenant une part active aux actions de libération du peuple noir en Afrique du Sud. Parfois aux côtés de Mandela, plus souvent de Mrg Desmond Tutu, toujours au milieu des miséreux de Soweto, ses paroissiens, il a risqué sa vie au quotidien.

Son nom en bout d'Afrique est Senatla, « l'homme fort ». Le 27 avril 1994, varchar(50) du « big day » (l'élection de Mandela), son église, Saint-Philippe Néri, quartier Moletsane, est transformée en bureau de vote. Manu donne la messe en zoulou et en sotho ! Il finit son temps sud-africain en s'occupant des enfants des rues dans les townships de Pretoria, la capitale du pays... Puis il deviend évêque à Cayenne où son parcours sowetan lui sert, dans les profondeurs de la Guyane, à se rapprocher des descendants d'esclaves africains et, aussi des Amérindiens.

Il est un mélange de Gandhi et de l'abbé Pierre. Un non-violent terriblement actif. Toujours à l'écoute de l'Autre.

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