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Le Travail à mort: Au temps du capitalisme absolu - Hardcover

Ogilvie, Bertrand

 
9782373670110: Le Travail à mort: Au temps du capitalisme absolu

Inhaltsangabe

Ce livre témoigne d'une réflexion menée pendant une dizaine d'années sur le travail. Il porte la trace d'un déplacement d'accent qui ne doit pas être effacé : l'hésitation qu'il recèle est en elle-même un enjeu. En effet, passer d'une reconnaissance de la dimension émancipatrice du travail comme lieu de désobéissance possible à l'accentuation de son lien à la mort, au négatif, présent dès le départ mais qui l'emporte de plus en plus dans le contexte néolibéral, ce n'est pas changer d'avis sur la signification de la dimension laborieuse de l'existence sociale, mais accepter qu'elle soit le lieu d'une contradiction pour l'instant insoluble. Au lieu d'opposer les deux libérations du travail, celle où le travail se libère et celle où l'on s'en libère, il faut sans doute essayer de penser comment on ne peut se libérer du travail qu'en le libérant. La question cruciale est de savoir laquelle des deux libérations domine l'autre, ou laquelle s'effectue sous domination de l'autre. Disons que l'orientation de ces réflexions penche plutôt vers l'idée que, dans le contexte d'une lutte politique, la libération du travail, sa réorganisation, ne devrait se faire que dans la perspective de son abolition, mais que cette abolition ne peut s'amorcer que sur la base de sa réorganisation, ou de sa désorganisation... Par ailleurs, les destructions à l'oeuvre dans le monde du travail ne peuvent aucunement être confondues avec l'abolition du travail, elles en constituent plutôt une métamorphose qui déploie au maximum sa négativité, et qui renforce le travail tout en le dépassant. Souligner cette perspective, c'est faire apparaître du même coup d'autres orientations, dans lesquelles son dépassement pourrait oeuvrer au contraire à son abolition.

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Über die Autorin bzw. den Autor

Bertrand Ogilvie est professeur de philosophie à l'Université de Paris 8 Vincennes-Saint-Denis et psychanalyste.

Von der hinteren Coverseite

Ce livre témoigne d’une réflexion menée pendant une dizaine d’années sur le travail. Il porte la trace d’un déplacement d’accent qui ne doit pas être effacé : l’hésitation qu’il recèle est en elle-même un enjeu. En effet, passer d’une reconnaissance de la dimension émancipatrice du travail comme lieu de désobéissance possible à l’accentuation de son lien à la mort, au négatif, présent dès le départ mais qui l’emporte de plus en plus dans le contexte néolibéral, ce n’est pas changer d’avis sur la signification de la dimension laborieuse de l’existence sociale, mais accepter qu’elle soit le lieu d’une contradiction pour l’instant insoluble. Au lieu d’opposer les deux libérations du travail, celle où le travail se libère et celle où l’on s’en libère, il faut sans doute essayer de penser comment on ne peut se libérer du travail qu’en le libérant. La question cruciale est de savoir laquelle des deux libérations domine l’autre, ou laquelle s’effectue sous domination de l’autre. Disons que l’orientation de ces réflexions penche plutôt vers l’idée que, dans le contexte d’une lutte politique, la libération du travail, sa réorganisation, ne devrait se faire que dans la perspective de son abolition, mais que cette abolition ne peut s’amorcer que sur la base de sa réorganisation, ou de sa désorganisation... Par ailleurs, les destructions à l’oeuvre dans le monde du travail ne peuvent aucunement être confondues avec l’abolition du travail, elles en constituent plutôt une métamorphose qui déploie au maximum sa négativité, et qui renforce le travail tout en le dépassant. Souligner cette perspective, c’est faire apparaître du même coup d’autres orientations, dans lesquelles son dépassement pourrait oeuvrer au contraire à son abolition.

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