Voltaire et Rousseau : la haine - Softcover

Casassus, Philippe

 
9782373000313: Voltaire et Rousseau : la haine

Inhaltsangabe

"Je suis tombé par terre, c'est la faute à Voltaire... le nez dans le ruisseau, c'est la faute à Rousseau ! " . Cette célèbre phrase de Gavroche dans les Misérables fait bien ressortir l'importance de ces deux grands penseurs de la Littérature française du XVIIIe, qui ont eu tant d'influence sur le monde intellectuel et politique, au point d'avoir pesé, à leur insu, sur la Révolution intervenue une dizaine d'années après leur mort. On les oppose souvent - et ce n'est pas sans raison ! - et ils se sont eux-mêmes beaucoup opposés, sans s'être jamais rencontrés en chair et en os. Deux intelligences et deux belles plumes, mais deux personnalités vraiment différentes, avec des objectifs, des trajectoires et même des idées souvent aux antipodes. Et pourtant, ils ont commencé par se respecter et, comme l'a écrit Rousseau, "ils auraient pu s'aimer" . Mais ce n'est non pas une simple rivalité qui s'est installée, mais réellement de la haine, même si elle ne s'est pas manifestée de la même façon chez les deux philosophes. Cet essai montre ce qui a fait naître -progressivement - ce sentiment, comment cela s'est traduit dans leurs écrits (la correspondance privée, mais aussi publique) et l'exploitation politique, voire idéologique qui en a été faite.

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Über die Autorin bzw. den Autor

Philippe CASASSUS : Médecin et historien, il est l'auteur de Philippe, le roi amoureux, d'Une petite histoire de la médecine, des Etats d'âme d'un professeur de médecine, et du Délire paranoïaque chez Rousseau.

Von der hinteren Coverseite

Voltairien, rousseauiste ou friand de disputes philosophiques, le lecteur se délectera de cette chronique incisive de la dégradation des relations virant à la haine ordinaire entre les deux génies du Siècle des Lumières. Pendant que Voltaire étrille les livres de Rousseau, traite le calviniste genevois de fou indigne d'être philosophe, de charlatan ou de polisson orgueuilleux, et l'accuse d'abandon d'enfants, Jean-Jacques se sent persécuté, calomnié et injustement dénoncé. Les deux premiers panthéonisés de notre Histoire s'opposaient à peu près sur tout, polémiquaient à tout propos, l'insulte, le mordant et l'ironie à la pointe de plume : religion, mode de gouvernement, éducation, luxe, corruption, interdiction du théâtre à Genève, tremblement de terre de Lisbonne... Si la mémoire collective célèbre leurs combats contre l'intolérance, elle semble oublier leur propre intolérance vis-à-vis de leurs rivaux, et pour Voltaire, à l'égard des Juifs auxquels il réserve des qualificatifs injurieux, clairement antisémites.

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