Verwandte Artikel zu L'ombre de moi-même

L'ombre de moi-même - Hardcover

Petit-Roulet, Philippe; Martiny, Didier

 
9782360811137: L'ombre de moi-même

Inhaltsangabe

Il est seul face à la mer. Il pontifie, il s'écoute, il se congratule. Serge est son propre public. Il campe dans la posture du philosophe revenu des Hommes. Autrefois, il était quelqu'un d'important. Mais la vie a passé, qui l'a dépouillé des attributs du pouvoir. A l'aube de la vieillesse et du déclin, il feint de croire que ce n'est pas lui qui a changé mais que c'est le monde qui ne marche plus droit. Misogyne, vaniteux, réactionnaire, Serge l'est par nature. Mais ce qui était la norme du temps de sa splendeur est devenu indéfendable de nos jours. Dans une société qui n'a rien résolu des problèmes qui la tourmentent et qui tente d'occulter cet échec par une hypocrisie de tous les instants, Serge apparaît comme un provocateur, tantôt pathétique, tantôt grandiose. Il y a une joie délicieuse à suivre cet irrécupérable dans ses outrances, qu'il piétine les conventions ou qu'il profane le politiquement correct par pur mauvais esprit. Il y a encore un plaisir coupable à voir ce dépositaire du ridicule masculin s'accabler aux yeux de tous, condamné d'avance par ses certitudes obsolètes, aveugle jusqu'au bout... Odieux mais drôle, antipathique mais attachant, Serge est plus complexe qu'il n'y paraît. Peut-être parce qu'il a déjà tout perdu. Peut-être parce Martiny et Petit-Roulet lui ont prêté cette ironie qui les caractérise. Peut-être parce que Serge nous dit qu'il a trouvé la meilleure façon d'ignorer que le monde nous échappe, que la vieillesse arrive et qu'elle nous condamne à décréter que les choses étaient mieux avant.

Die Inhaltsangabe kann sich auf eine andere Ausgabe dieses Titels beziehen.

Über die Autorin bzw. den Autor

Dessinateur, illustrateur, designer et publicitaire, Philippe Petit-Roulet fait la nique aux poseurs d'étiquette, constituant une école graphique à lui tout seul. Né à Paris, en 1953, cet autodidacte ne passe que trois jours aux Arts Déco avant de voler de ses propres ailes, que ce soit à Zinc ou la Gueule ouverte, organes du discret et éphémère underground français. Dépouillant la ligne claire jusqu'à l'épure, il publie de nombreuses histoires, longues ou courtes, sur des scénarios de Didier Martiny, dans l'Echo des Savanes, Métal hurlant, A suivre, Charlie mensuel ou Pilote. Les deux amis ont en partage un sens de l'humour et un éclectisme réconfortants. Didier Martiny, après avoir étudié auprès de Henri Langlois et Jean Rouch, réalise des films de fiction et documentaires pour le cinéma, A Demain, Le Pique-nique de Lulu Kreutz, et la télévision, Naissance du Grand Louvre, Une Vie en prison, Douze Gentlemen en Antarticque, tout en écrivant des scénarios de bande dessinée.

Von der hinteren Coverseite

Il est seul face à la mer. Il pontifie, il s’écoute, il se congratule. Serge est son propre public. Il campe dans la posture du philosophe revenu des Hommes. Autrefois, il était quelqu’un d’important. Mais la vie a passé, qui l’a dépouillé des attributs du pouvoir. À l’aube de la vieillesse et du déclin, il feint de croire que ce n’est pas lui qui a changé mais que c’est le monde qui ne marche plus droit. Misogyne, vaniteux, réactionnaire, Serge l’est par nature. Mais ce qui était la norme du temps de sa splendeur est devenu indéfendable de nos jours. Dans une société qui n’a rien résolu des problèmes qui la tourmentent et qui tente d’occulter cet échec par une hypocrisie de tous les instants, Serge apparaît comme un provocateur, tantôt pathétique, tantôt grandiose. Il y a une joie délicieuse à suivre cet irrécupérable dans ses outrances, qu’il piétine les conventions ou qu’il profane le politiquement correct par pur mauvais esprit. Il y a encore un plaisir coupable à voir ce dépositaire du ridicule masculin s’accabler aux yeux de tous, condamné d’avance par ses certitudes obsolètes, aveugle jusqu’au bout… Odieux mais drôle, antipathique mais attachant, Serge est plus complexe qu’il n’y paraît. Peut-être parce qu’il a déjà tout perdu. Peut-être parce Martiny et Petit-Roulet lui ont prêté cette ironie qui les caractérise. Peut-être parce que Serge nous dit qu’il a trouvé la meilleure façon d’ignorer que le monde nous échappe, que la vieillesse arrive et qu’elle nous condamne à décréter que les choses étaient mieux avant.

„Über diesen Titel“ kann sich auf eine andere Ausgabe dieses Titels beziehen.