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Alice Anderson: Childhood Rituals - Softcover

Limoges, Sophie

 
9782357331419: Alice Anderson: Childhood Rituals

Inhaltsangabe

" Les cheveux de poupée sont une référence directe à mes souvenirs d'enfance. Je me souviens de ces terribles peurs que j'avais lorsque j'étais seule à la maison et que j'attendais pendant de longues heures, le retour de ma mère. A cette époque, je m'inventais des rituels pour calmer mes angoisses. Par exemple, ces rituels consistaient à défaire des coutures de tissus et à utiliser les fils que je récupérais pour attacher certaines parties de mon corps ou d'autres objets. Peu après mes cheveux ont remplacé les fils. Se souvenir relève d'un processus imaginatif. Bergson disait que parler du passé, c'est rêver. Le temps est mon " matériau " principal, la toile dans laquelle je réinvente mes souvenirs. Je joue avec la dislocation du temps comme les enfants construisent des mondes parallèles. Enfant nous ne pensons pas de façon logique et notre conception du temps n'apparaît certainement pas comme étant une trajectoire linéaire et objective. "

Die Inhaltsangabe kann sich auf eine andere Ausgabe dieses Titels beziehen.

Über die Autorin bzw. den Autor

A l'âge de trois ans Anderson quitte son Angleterre natale pour la France alors que sa mère et son père britannique se séparent. C'est à partir de ce moment là que sa mère lui interdit de parler l'anglais, de faire allusion à son pays, ou de mentionner son père. Alice Anderson grandit à Nice, enfant elle parle très peu et commence très tôt la peinture. Elle part de la maison familiale quand elle a quatorze ans pour devenir jeune fille au pair dans une famille new-yorkaise. Après quelques temps elle quitte la famille mais Anderson reste vivre dans la ville. C'est là qu'elle commence à créer des travaux dans lesquels le temps et la mémoire deviennent " ses matériaux principaux ". A l'expiration de son visa elle doit rentrer en France, à Paris, où elle rencontre une femme artiste qui enseigne à l'Ecole du Louvre. Pendant un an Anderson y suit les cours sans avoir été inscrite à l'école. En 1998 elle est admise à l'Ecole des beaux-arts de Paris où elle étudie avec Christian Boltanski. C'est dans son atelier quelle réalise son premier travail important intitulé " Ma mère ". Plus tard, elle retourne dans le pays qui lui avait été interdit. Elle s'installe à Londres. où elle commence à construire une oeuvre autobiographique fondée sur ses souvenirs d'enfance tout en obtenant un master en Art au Goldsmiths College en 2004.

Von der hinteren Coverseite

Présentation de l'oeuvre de l'artiste Alice Anderson qui mèle le réel et l'imaginaire dans ses créations.

"Les cheveux de poupée sont une référence directe à mes souvenirs d'enfance. Je me souviens de ces terribles peurs que j'avais lorsque j'étais seule à la maison et que j'attendais pendant de longues heures, le retour de ma mère. A cette époque, je m'inventais des rituels pour calmer mes angoisses. Par exemple, ces rituels consistaient à défaire des coutures de tissus et à utiliser les fils que je récupérais pour attacher certaines parties de mon corps ou d'autres objets. Peu après mes cheveux ont remplacé les fils.

Se souvenir relève d'un processus imaginatif. Bergson disait que parler du passé c'est rêver. Le temps est mon "matériau" principal, la toile dans laquelle je réinvente mes souvenirs. Je joue avec la dislocation du temps comme les enfants construisent des mondes parallèles. Enfant nous ne pensons pas de façon logique et notre conception du temps n'apparaît certainement pas comme étant une trajectoire linéaire et objective."

Le texte de l'ouvrage est en anglais.

"Dolls' hair refers to my childhood memories. I remember the terrible fears I used to have when I was a child left alone at home for many long hours waiting for the return of my mother. At that time I invented rituals for myself to calm my anxieties. These rituals consisted of undoing the thread from seams and I would wind these threads around parts of my body and other objects. Later I began to use hair instead of thread.

The act of remembering generates an imaginative and fictive account of the past Bergson once said that to talk about the past is to dream. Time operates as my working material my 'canvas', as I reinvent my memories. I play with the dislocation of time in the same way that children construct parallel worlds. As children, we do not think logically and our conception of time certainly does not operate along a linear or objective trajectory."

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