Distance de fuite - Softcover

Tellermann, Esther

 
9782080667564: Distance de fuite

Inhaltsangabe

Dès l'origine, avant même que les mots viennent buter contre le blanc de la page, contre son silence, il y a chez Esther Tellermann comme le constat d'une aporie. Comment l'appréhender, comment le dire, ce manque qui préexiste à l'avancée de l'oeil et de la conscience, alors que le monde est là, déjà, depuis toujours, dans la distance ? Quelque chose peut-être s'est perdu en deçà de la perception - et ne reste que cet effort pour faire coïncider dans la syntaxe des signes l'absence du dedans et l'extériorité des spectacles. Demeure aussi la douleur. A la géométrie impeccable du monde, à la richesse trop évidente des couleurs, des senteurs, des sucs, répondre par quelques notations furtives, quelques itinéraires vers le "point central" qui se dérobe, dans la hâte et la lucidité de l'instant : je parle vite ou je ne parle pas.

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Über die Autorin bzw. den Autor

Depuis son premier livre en 1986, Esther Tellermann a publié l'essentiel de son oeuvre chez Flammarion, où une dizaine de ses recueils ont été accueillis dans la collection Poésie. Le prix Max-Jacob lui a été décerné en 2015 et plusieurs ouvrages collectifs ainsi que de nombreuses études lui ont été consacrés. Traduite en plusieurs langues, sa poésie a connu diverses inflexions au fil de ces quarante années tout en maintenant l'exigence d'une quête visant à mettre au jour une autre version du monde en écartant par le biais du langage - et l'inscription des signes - le voile qui en dérobe le plus souvent le sens à nos yeux.

Von der hinteren Coverseite

Dès l'origine, avant même que les mots viennent buter contre le blanc de la page, contre son silence, il y a chez Esther Tellermann comme le constat d'une aporie. Comment l'appréhender, comment le dire, ce manque qui préexiste à l'avancée de l'œil et de la conscience, alors que le monde est là, déjà, depuis toujours, dans la distance ? Quelque chose peut-être s'est perdu en deçà de la perception - et ne reste que cet effort pour faire coïncider dans la syntaxe des signes l'absence du dedans et l'extériorité des spectacles. Demeure aussi la douleur. À la géométrie impeccable du monde, à la richesse trop évidente des couleurs, des senteurs, des sucs, répondre par quelques notations furtives, quelques itinéraires vers le « point central » qui se dérobe, dans la hâte et la lucidité de l'instant : je parle vite ou je ne parle pas.

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