Livre peut avoir de nombreuses fautes de frappe, le texte manquant, des images ou des index. Les acheteurs peuvent télécharger une copie gratuite scannée du livre original (sans fautes de frappe) de l'éditeur. 1884. Extrait: ... CHAPITRE XV UNE VUE DE ROUEN AU XIVe SIÈCLE. [tSAYONS maintenant de nous représenter notre ville telle qu'elle devait être au xive siècle, pendant un des jours consacrés au travail. Point d'affiches, de réclames; dès le matin, le marchand faisait crier sa marchandise, des ouvriers, des colporteurs de toute espèce parcouraient les rues. C'étaient, au coin des carrefours, les crieurs de vin qui s'établissaient avec leurs gobelets et leurs brocs, versaient aux curieux attroupés, et répétaient: «Bon vin à bon marché, cidre nouveau !» A côté d'eux se croisaient en tous sens des fripiers, des revendeurs portant le sac ou la hotte et psalmodiant leurs habituels refrains: « La cote et la chape ! -- Qui vend le vieux fer, qui vend les vieux pots ! -- Gagne pain, gagne pain ! disaient les uns. -- Raccommodez manteaux et pelisses! disaient les autres. -- La bûche bonne à deux oboles vous la donne, répondait un marchand de bois. » Presque tous les métiers encombraient les rues. Les crieurs d'oublies étaient les plus bruyants et les plus curieux de ces vendeurs ambulants. Le soir, chargés de leurs corbeilles pleines d'oublies et de gauffres, ils parcouraient les quartiers populeux en répétant: « Chaudes oublies renforcées! Galettes chaudes, échaudés! -- Roimottes ou denrées au dés! Les amateurs s'approchaient, prenaient les dés et jouaient des gâteaux. Le jour de fête, vous auriez pu distinguer non seulement à leur costume, mais surtout à certains signes distinctifs, à quel corps de métier appartenait chacun, et Les corporations, « Ils se ...
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