Complete Poetry and Prose: A Bilingual Edition (The Other Voice in Early Modern Europe) - Softcover

Buch 16 von 28: The Other Voice in Early Modern Europe

Labé, Louise

 
9780226467153: Complete Poetry and Prose: A Bilingual Edition (The Other Voice in Early Modern Europe)

Inhaltsangabe

Thanks to her acclaimed volume of poetry and prose published in France in 1555, Louise Labé (1522-66) remains one of the most important and influential women writers of the Continental Renaissance. Best known for her exquisite collection of love sonnets, Labé played off the Petrarchan male tradition with wit and irony, and her elegies respond with lyric skill to predecessors such as Sappho and Ovid. The first complete bilingual edition of this singular and broad-ranging female author, Complete Poetry and Prose also features the only translations of Labé's sonnets to follow the exacting rhyme patterns of the originals and the first rhymed translation of Labé's elegies in their entirety.

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Über die Autorin bzw. den Autor

Deborah Lesko Baker is associate professor and chair of French at Georgetown University. Annie Finch is the director of the Stonecoast Low-Residency Masters of Fine Arts in Creative Writing Program at the University of Southern Maine.

Auszug. © Genehmigter Nachdruck. Alle Rechte vorbehalten.

COMPLETE POETRY AND PROSE

A Bilingual EditionBy Louise Labi

THE UNIVERSITY OF CHICAGO PRESS

Copyright © 2006 The University of Chicago
All right reserved.

ISBN: 978-0-226-46715-3

Contents

Acknowledgments........................................................ixSeries Editors' Introduction...........................................xiVolume Editor's Introduction...........................................1Volume Editor's Bibliography...........................................11I ProseIntroduction...........................................................19Prose Translator's Note................................................39Epistre Dedicatoire/Dedicatory Letter..................................42Debat de Folie et d'Amour/Debate of Folly and Love.....................46II PoetryIntroduction...........................................................133Poetry Translator's Note...............................................150Eligies/Elegies........................................................152Sonnets/Sonnets........................................................000Notes..................................................................221Series Editors' Bibliography...........................................245Index of First Lines and Titles........................................000General Index..........................................................000

Chapter One

DEBAT DE FOLIE ET D'AMOUR

ARGUMENT

Jupiter faisoit un grand festin, oy estoit commandi ` tous les Dieus se trouver. Amour et Folie arrivent en mesme instant sur la porte du Palais: laquelle estant j` fermie, et n'ayant que le guichet ouvert, Folie voyant Amour j` prest ` mettre un pied dedens, s'avance et passe la premiere. Amour se voyant poussi, entre en colere: Folie soutient lui apartenir de passer devant. Ils entrent en dispute sur leurs puissances, dinitez et priseances. Amour ne la pouvant veincre de paroles, met la main ` son arc, et lui lasche une flesche, mais en vain: pource que Folie soudein se rend invisible: et se voulant venger, ste les yeus ` Amour. Et pour couvrir le lieu oy ils estoient, lui mit un bandeau, fait de tel artifice, qu'impossible est lui oter. Venus se pleint de Folie, Jupiter veut entendre leur diferent. Apolon et Mercure debatent le droit de l'une et l'autre partie. Jupiter les ayant longuement ouiz, en demande l'opinion aus Dieus: puis prononce sa sentence.

FOLIE, AMOUR, Les personnes: VENUS, JUPITER, APOLON, MERCURE.

DISCOURS 1

FOLIE: A ce que je voy, je seray la derniere au festin de Jupiter, ou je croy que lon m'atent. Mais je voy, ce me semble, le fils de Venus, qui y va aussi tart que moy. Il faut que je le passe: ` fin que lon ne m'apelle tardive et paresseuse.

AMOUR: Qui est cette fole qui me pousse si rudement? quelle grande hate la presse? si je t'usse apergue, je t'usse bien gardi de passer.

FOLIE: Tu ne m'usses py empescher, estant si jeune et foible. Mais ` Dieu te command', je vois devant dire que tu viens tout ` loisir.

AMOUR: Il n'en ira pas ainsi: car avant que tu m'eschapes, je te donneray ` connoitre que tu ne te dois atacher ` moy.

FOLIE: Laisse moy aller, ne m'arreste point: car ce te sera honte de quereler avec une femme. Et si tu m'eschaufes une fois, tu n'auras du meilleur.

AMOUR: Quelles menasses sont ce cy? je n'ay trouvi encore personne qui m'ait menassi que cette fole.

FOLIE: Tu montres bien ton indiscrecion, de prendre en mal ce que je t'ay fait par jeu: et te mesconnois bien toymesme, trouvant mauvais que je pense avoir du meilleur si tu t'adresses ` moy. Ne vois tu pas que tu n'es qu'un jeune garsonneau? de si foible taille que quand j'aurois un bras lii, si ne te creindrois je gueres.

AMOUR: Me connois tu bien? FOLIE: Tu es Amour, fils de Venus. AMOUR: Comment donques fais tu tant la brave aupres de moy, qui, quelque petit que tu me voyes, suis le plus creint et redouti entre les Dieus et les hommes? et toy femme inconnue, oses tu te faire plus grande que moy? ta jeunesse, ton sexe, ta fagon de faire te dementent assez; mais plus ton ignorance, qui ne te permet connoitre le grand degri que je tiens.

FOLIE: Tu trionfes de dire. Ce n'est ` moy ` qui tu dois vendre tes coquilles. Mais di moy, quel est ce grand pouvoir dont tu te vantes?

AMOUR: Le ciel et la terre en rendent timoignage. Il n'y ha lieu ou n'aye laissi quelque trofee. Regarde au ciel tous les sieges des Dieus, et t'interrogue si quelcun d'entre eus s'est py eschaper de mes mains. Commence au vieil Saturne, Jupiter, Mars, Apolon, et finiz aus Demidieus, Satires, Faunes et Silvains. Et n'auront honte les Deesses d'en confesser quelque chose. Et ne m'a Pallas espouventi de son bouclier: mais ne l'ay voulu interrompre de ses sutils ouvrages, ou jour et nuit elle s'employe. Baisse toy en terre, et di si tu trouveras gens de marque, qui ne soient ou ayent esti des miens. Voy en la furieuse mer, Neptune et ses Tritons, me prestans obeossance. Penses tu que les infernaus s'en exemptent? ne les ay je fait sortir de leurs abimes, et venir espouventer les humains, et ravir les filles ` leurs meres, quelques juges qu'ils soient de telz forfaits et transgressions faites contre les loix? Et ` fin que tu ne doutes avec quelles armes je fay tant de prouesses, voila mon Arc seul et mes flesches, qui m'ont fait toutes ces conquestes. Je n'ay besoin de Vulcan qui me forge de foudres, armet, escu, et glaive. Je ne suis acompagni de Furies, Harpies et tourmenteurs de monde, pour me faire creindre avant le combat. Je n'ay que faire de chariots, soudars, hommes darmes et grandes troupes de gens: sans lesquelles les hommes ne trionferoient la bas, estant d'eus si peu de chose, qu'un seul (quelque fort qu'il soit et puissant) est bien empeschi alencontre de deus. Mais je n'ay autres armes, conseil, municion, ayde, que moymesme. Quand je voy les ennemis en campagne, je me presente avec mon Arc: et laschant une flesche les mets incontinent en route: et est aussi tot la victoire gaignee, que la bataille donnee.

FOLIE: J'excuse un peu ta jeunesse, autrement je te pourrois ` bon droit nommer le plus presomptueus fol du monde. Il sembleroit ` t'ouir que chacun tienne sa vie de ta merci: et que tu sois le vray Signeur et seul souverein tant en ciel qu'en terre. Tu t'es mal adressi pour me faire croire le contraire de ce que je say.

AMOUR: C'est une estrange fagon de me nier tout ce que chacun confesse.

FOLIE: Je n'ay afaire du jugement des autres: mais quant ` moy, je ne suis si aisee ` tromper. Me penses tu de si peu d'entendement, que je ne connoisse ` ton port, et ` tes contenances, quel sens tu peus avoir? Et me feras tu passer devant les yeus, qu'un esprit leger comme le tien, et ton corps jeune et flouet, soit dine de telle signeurie, puissance et autoriti, que tu t'atribues? Et si quelques aventures estranges, qui te sont avenues, te degoivent, n'estime pas que je tombe en semblable erreur, sachant tresbien que ce n'est par ta force et vertu, que tant de miracles soient avenuz au monde: mais par mon industrie, par mon moyen et diligence: combien que tu ne me connoisses. Mais si tu veus un peu tenir moyen en ton courrous, je te feray connoitre en peu d'heure ton arc, et tes flesches, ou tant tu te glorifies, estre plus molz que paste, si je n'ay bandi l'arc, et trempi le fer de tes flesches.

AMOUR: Je croy que tu veus me faire perdre pacience. Je ne sache jamais que personne ait manii mon...

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